ThéâtreNational Wallonie-Bruxelles Justine Lequette Jeudi 5 mai à 21h00. J’abandonne une partie de moi que j’adapte Après l’expérience vécue ces derniers mois par chacun et chacune d’entre nous, comment ne pas reprogrammer ce spectacle qui aborde, de manière à la fois poétique et politique, la question du travail et plus encore du bonheur. BusMetz-Thionville. jeudi 4 octobre à 19h devant l’Arsenal. Première séquence : quatre jeunes comédiens interprètent, à la respiration près, les scènes d’un documentaire de Jean Rouch et d’Edgar Morin, Chronique d’un été. Ton et phrasé désuets, vin rouge, cigarettes, costumes rétros nous plongent dans le monde des Trente Pourle mot clé : "J'ABANDONNE UNE PARTIE DE MOI QUE J'ADAPTE" En région(s) : NOUVELLE-AQUITAINE AUVERGNE-RHONE-ALPES BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE BRETAGNE CORSE CENTRE-VAL-DE-LOIRE OUTRE-MER GRAND-EST HAUTS-DE-FRANCE ILE-DE-FRANCE NORMANDIE OCCITANIE PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR PAYS-DE Mar3 mai à 20h - Théâtre - Justine Lequette Jabandonne une partie de moi que j'adapte : Inspirée par «Chronique d'un été», documentaire d'Edgar Morin et Jean Rouch réalisé en 1960, Justine Lequette est partie en quête de la Jabandonne une partie de moi que j’adapte est une variation sur les liens entre bonheur et travail, nourrie du documentaire Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin, des films de Pierre Carles et de la pièce Je te regarde d’Alexandra Badea. Regards croisés sur les mécanismes d’aliénation collectifs et individuels d’une époque à l’autre, et ce que chacun Ondira ce qu'on voudra | En 1961, le sociologue Edgar Morin et le cinéaste et anthropologue Jean Rouch prenaient le pouls de la France dans leur documentaire Chronique d'un été. Ils Jabandonne une partie de moi que j’adapte. Du 21/11 au 02/12 au Théâtre National àBruxelles. « Êtes-vous heureux? » C’est la question, fondamentale, qu’Edgar Morin et Jean Rouch ont Êtes-vous heureux ? ». À partir de cette question intentionnellement naïve, Jean Rouch et Edgard Morin tissaient le canevas de Chronique d’un été, photographie estivale d’une société française en pleine mutation à l’aube des années 60.Plus d’un demi-siècle plus tard, Julie Lequette s’empare de ce film culte, dont elle reconstitue, avec ses quatre partenaires, JABANDONNE UNE PARTIE DE MOI QUE J’ADAPTE Christian Laurence est réalisateur et scénariste à la télé et au cinéma. En 1999, il crée KINO, le mouvement mondial de cinéma indépendant qui s’inspire de l’énergie et de la spontanéité des pionniers du cinéma direct. 9. POUR LES CURIEUX Pour la suite du monde, de Michel Brault, Marcel Carrière et Pierre 53d6fV. Né de l’initiative de Justine Lequette, à la tête d’un quatuor d’interprètes collaborateurs issus du Conservatoire de Liège, ce court spectacle grave et ludique confronte nos interrogations sur les rapports entre le bonheur et le travail à celles d’un passé à la fois étranger et pourtant familier. Paris 1961 le cinéaste ethnographe Jean Rouch et le sociologue Edgar Morin il aura 100 ans en 2021 veulent montrer des êtres humains qui, devant la caméra, seront les auteurs de leur propre existence ». Ce sera Chronique d’un été, un film manifeste qui fera école dans le monde de l’art vérité Pierre Brault y participera, et on peut en trouver un écho jusque dans le théâtre documentaire. Dans la rue, dans des bibliothèques, chez eux, en compagnie d’une jeune intervieweuse, Marceline Loridan une compagne d’infortune de Simone Veil à Auschwitz, ils interrogent ouvriers, employés, étudiants, artistes, sur la vie, le bonheur, le travail, le racisme, etc. Hubert Amiel Liège, près de 60 ans plus tard Justine Lequette a l’idée de mettre en dialogue cette époque et la nôtre, en centrant ses interrogations sur les rapports entre le bonheur et le travail. Elle transcrit cette recherche d’authenticité et de vérité selon sa conception de son rôle d’autrice par une démarche collective et l’écriture de plateau. Cela donne une reconstitution drôle mais ambitieuse du film-choc de 1961. Elle m’a un peu laissée sur ma faim, non pas évidemment parce qu’elle n’apporte aucune solution aux questions fondamentales de l’existence, mais parce qu’elle donne l’impression que notre époque ne sait pas trop comment les formuler… Il faut dire que mes attentes étaient grandes, le spectacle arrivant auréolé de ses succès, en particulier au Festival Off d’Avignon 2018. Brillant, riche de beaucoup d’intentions la dramaturge l’a encore nourri d’une pièce d’Alexandra Badea, Je te regarde, et de deux documentaires sur le travail, le texte reste un peu disparate, comme si les coutures apparaissaient en dépit de l’ingéniosité et de la fluidité de la mise en scène. 1961 et 2019 se regardent Le plaisir théâtral est cependant bien là, le passé et le présent se parlant au moyen de dialogues et de tableaux jouissifs et pertinents. La pièce s’ouvre sur le suave prologue de la petite fille à la balançoire dont les questions ingénues et têtues préfigurent celles des adultes. Puis, dans une première séquence, les trois comédiens et la comédienne rejouent une scène du film de 1961. C’est là le moment le plus joyeux de l’entreprise 1968 et ses utopies ne sont pas loin. En dehors de la savoureuse interprétation que nous donnent Rémi Faure oh! la diction précise et élégante de Rouch et Jules Puibaraud la gouaille plus familière de Morin, cigarettes, cravates, boogie-woogie et jusqu’à l’attitude galante mais protectrice envers la jeune femme suggèrent subtilement l’atmosphère des années 1960. Il faut souligner ici la performance du quatuor de complices qui passent avec souplesse d’un registre à l’autre. Déjà, en effet, ces doigts qui jouent des claquettes à l’unisson pendant d’interminables minutes annoncent le thème de la routine au travail et créent un sentiment d’impuissance. Hubert Amiel Changements à vue, déplacements du décor à roulettes et nous débarquons en 2019. Un brillant technocrate partisan du néo-libéralisme Emmanuel Macron à peine caricaturé nous gratifie d’un exposé sur le bonheur dans le travail. Une femme dans l’assistance l’impertinente fillette qui a grandi ? lui fait remarquer que lui, n’a que des réponses, pas de questions. Tandis qu’un postulant parfait, zélé, dynamique, a l’honneur de remettre sa non-candidature », dans la non-attente d’une réponse » de la part d’un éventuel employeur… Après ce petit pas du côté de l’humour et de la poésie, nous glissons de nouveau vers le passé. Après la copie, voici l’original un extrait du film de Rouche et Morin. Mais, choix significatif, dans cette chronique de la vie à Paris en 1960, la maîtresse d’œuvre a retenu une scène de couple où l’homme finit par avouer que son travail n’a aucune utilité et que sa vie commence après six heures ». Cet assombrissement annonce le dépouillement grave de la finale. Tour à tour, les quatre personnages, dans un silence pesant ponctué de Ça va » impersonnels et monocordes, enlèvent leurs vêtements et, nus, sortent un à un, comme désemparés ou rendus à leurs rêves premiers. On n’est plus ni en 1960 ni en 2019, mais quelque part en chemin vers la condition essentielle de l’être humain. J’abandonne une partie de moi que j’adapte Initié et mis en scène par Justine Lequette. Assistance à la mise en scène Ferdinand Despy. Éclairages Guillaume Fromentin. Écriture collective et interprétation Rémy Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud et Léa Romagny. Une Production Création Studio Théâtre National Wallonie-Bruxelles en coproduction avec le Groupe Nabla, présentée à la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 7 septembre 2019. On sourit. On rit vraiment. On se pince. On ne rêve pas ! Nés peu avant l’an 2000, ces comédiens s’immergent en 1960 et reproduisent à la nuance près les intonations de ces années-là, cet air un peu emprunté et cette grammaire impeccable. Cravates et moustaches pour eux, robe à fleurs et mise en plis pour elle. Le résultat est confondant de vérité. Justine Lequette et ses quatre comédiens ont déterré une pépite Chronique d’un été, un film de Jean Rouch et d’Edgar Morin, où les deux intellectuels, caméra à l’épaule dans les rues de Paris, interrogeaient des passants sur le bonheur, le sens de la vie, le travail… La mise en théâtre et à distance est salutaire et éclairante ; ça résonne si parfaitement avec nos questionnements actuels sur la croissance ou pas, sur la société de consommation ou son refus… La bande-son dynamique twiste et swingue ; c’est léger et pourtant profond, diablement intelligent et rafraîchissant. Un projet initié et mis en scène par Justine LequetteÉcriture collective avec les interprètes Rémi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud et Léa Romagny Durée 1h10 Infos/réservations Êtes-vous heureux ? » Telle est la question centrale de la pièce de la metteure en scène belge, Justine Lequette, basée sur le documentaire Chronique d’un été 1961, qui est considéré comme la première expérience française de cinéma-vérité. Près de 60 ans plus tard, quatre comédiens issus du Conservatoire de Liège mettent en perspective cette époque et la nôtre en demandant En quoi votre bonheur est-il lié au travail ? », au Théâtre leurs phrasés d’intellectuels, Rémi Faure et Jules Puibaraud s’avèrent convaincants, dans les rôles des créateurs de ce film marquant, soit le sociologue Edgar Morin et le réalisateur-ethnologue, Jean Rouch. On s’amuse de les voir discuter sous un nuage de fumée de cigarette, ce qui est devenu inadmissible, aujourd’ son côté, l’excellente Léa Romagny devient la jeune Marceline qui questionne les passants dans les rues de Paris, bien avant que les vox pop n’apparaissent dans les journaux télévisés. Comment conjuguent-ils travail et bonheur ? Les réponses sont d’abord enthousiastes. Avec leur complice, Benjamin Lichou, lui aussi très polyvalent, ils y vont même d’une joyeuse chorégraphie sur une musique rock & roll des années 60. Puis, progressivement, on perçoit l’insatisfaction et un sentiment d’impuissance. Il faut travailler pour vivre, mais quelle énergie reste-t-il pour entreprendre autre chose après le travail ?Lequette et son équipe débarquent, ensuite, dans notre réalité d’aujourd’hui, tout en continuant de questionner le sens de nos vies. D’une part, il y a le discours des patrons et politiciens selon lequel un emploi précaire est préférable au chômage et l’aide sociale. On verra, entre autres, un personnage, qui n’est pas sans rappeler un certaint Emmanuel Macron, vanter les bienfaits du travail, qui donne du sens à l’existence. De l’autre côté, des citoyens, fatigués de passer leur vie à la gagner et d’alimenter une industrie axée vers la création incessante de nouveaux besoins. Le bonheur est-il de posséder plus d’une voiture ? Faut-il continuer de maintenir son niveau de vie, en passant l’essentiel de son temps au travail ? Le temps est-il venu de remettre tout cela en question et d’envoyer une lettre de non-candidature» à un poste tant convoité ?En plus de poser des questions fort pertinentes, on évite d’y répondre clairement, laissant à chacun le soin de faire son propre examen de conscience. Ce spectacle bien rythmé de 70 minutes, à la fois rigolo et sérieux, est à l’affiche toute la une partie de moi que j’adapteAvec Rémi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud et Léa RomagnyMise en scène Justine LequetteUne coproduction de Création Studio, du Théâtre National Wallonie-Bruxelles et du Group la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 7 septembre.[mc4wp_form id= »11416″]Navigation des articles